Chronique : La Soleil d’Icare, Frédéric Félix Ferret.

auto-édition
Sortie : 17 juin 2019

Résumé :

Dans une chambre d’hôtel, un homme ensanglanté aux habits déchirés entreprend d’écrire le récit de son aventure avant que ses poursuivants ne le retrouvent.On y découvre le périple d’un homme à l’intelligence supérieure mais à la moralité nettement inférieure à la moyenne humaine, misanthrope et souffrant d’hallucinations liées à une consommation abusive de drogues dures, qui fait un jour la rencontre du Diable au cœur d’un restaurant d’Islande.La paranoïa et les différentes séquelles psychologiques de Rama Van Mertens le feront vaciller au bord du précipice de la folie et le forceront à remettre en question sa perception de la réalité : est-il réellement poursuivi par « La Bête » et par sa Société Secrète ? Ses actions parfois criminelles sont-elles des actes d’autodéfense ou bien le fruit d’une grave schizophrénie ? Quant à son livre, nous décrit-il vraiment son vécu tel qu’il le ressent ? Et si tout cela n’était qu’un grand bluff pour semer ceux qui le traquent ?

L’avis de Emy :

Entre paranoïa, hallucinations et éclairs de génie, ce roman nous entraîne dans une spirale où la frontière entre réalité et illusion devient de plus en plus floue.

Une lecture qui nous plonge dans l’esprit tourmenté d’un personnage : Rama Von Mertens. Dès les premières pages, le ton est donné, c’est tendu. Ensanglanté, il entreprend d’écrire le récit de son aventure, avant d’être retrouvé par ceux qui le poursuivent. On suit les pensées d’un homme brillant mais rongé par la drogue et la certitude d’être traqué par une mystérieuse Société Secrète. L’est-il vraiment ? Ou est-ce l’effet de ses propres obsessions, de sa folie ?

Le roman joue avec les codes du fantastique, du polar et du psychologique. L’écriture est assez fluide, elle est aussi immersive et captivante, surtout si l’on apprécie les récits qui nous poussent à remettre en question ce que l’on croit savoir.

Le personnage principal, Rama Von Mertens, est tout troublant. Cynique, désabusé, terrifié ou lucide, il incarne à merveille la complexité d’un esprit en lutte avec lui-même. Son regard sur le monde est aussi acerbe que percutant, et certaines de ses réflexions résonnent bien au-delà du roman.

C’est un livre qui ne laisse pas indifférent et qui perturbe dans le sens où parfois on a du mal à distinguer la réalité de l’illusion. Ça en est aussi fascinant que déstabilisant. Tout est remis sans cesse en question. Un récit est parfois déroutant, riche, imprévisible et complexe, et c’est sûrement son point fort.

4/5

Où le trouver :
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