Chronique : L’Idole, Vincent Delareux.

EDITIONS L’ARCHIPEL
Sortie : 22 août 2024
Prix papier : 19 € / Prix ebook : 13,99 €

Résumé,

1988. Après vingt-trois années de carrière à fouler les plus prestigieuses scènes du monde, la grande Séraphine, reine incontestée de la variété française, est lasse. Son époux vient de se suicider, tout comme son amie Dalida un an auparavant. Son imprésario ne voit en elle qu’une poule aux œufs d’or. Son public, au fil des concerts, la dévore. À 47 ans, l’idole fatigue. Son désir ? En finir. Les plus grandes icônes ne sont-elles pas celles qui s’éclipsent à leur apogée ? 

Armée d’une bouteille de whisky, Séraphine s’apprête à baisser le rideau. Quelques verres plus tard, elle perd connaissance, puis se réveille dans un sous-sol inconnu. Face à elle se dresse un homme. Fervent admirateur ou malfrat ? L’homme est en tout cas des plus inquiétants. Commence alors un séjour sous terre qui pourrait faire voler l’existence de la diva en éclats…

Ce qu’en pense Julie,

Nous découvrons ici un roman contemporain original, bien construit, avec de l’ironie, du questionnement, un poil d’absurdité mais aussi des thèmes forts qui mettent en lumière des vérités plus ou moins connus du monde du showbiz. Autant dire que tout n’est pas joli bien au contraire… et rien ne semble facile. Nous allons alors entrer dans un récit pleins de surprises entre moments difficiles et bouleversants, des instants un peu fous, voire loufoques et on sera finalement assez loin des moments d’apaisement. Les sujets abordés y sont amenés avec tout de même la juste dose d’émotions et de sincérité pour nous marquer un peu plus en temps que lecteur.

Dans ce livre, nous suivons le personnage de Séraphine, une quarantenaire et une star… une vraie reine connue et reconnue. Elle semble épuisée et en avoir marre de sa carrière et de sa vie et cela ne lui convient absolument plus. Elle ne supporte plus vraiment non plus les gens autour d’elle et ne voit maintenant qu’une seule solution pour arrêter tout cela : oublier jusqu’à disparaître… Mais tout ne va pas se finir comme elle l’aurait imaginer puisqu’elle va disparaître d’une autre manière : elle va être kidnappée par un inconnu curieux, imprévisible et sous tension. Au côté de Séraphine, nous allons alors rencontrer d’autres personnages dont ceux de Bernard et de Salvator.

J’ai globalement apprécié ma lecture mais j’ai trouvé que parfois on avait un peu de difficulté à avancer dans le récit et que ça tournait en longueur. Ce n’est peut-être que moi, mais j’ai vraiment eu cette impression à certains moments et ça m’a un peu coupé dans ma lecture, malheureusement, car j’ai eu dû mal à rester focus sur mon livre. Cependant, j’ai continué jusqu’au bout avec tout de même beaucoup de curiosité et sans aucun doute grâce à l’ambiance et l’univers du livre qui est intéressant et propre à l’auteur.

Il y a de la profondeur là où il faut, une ambiance intéressante en deux teintes et une évolution assez forte du personnage principal. C’est donc une lecture plutôt bonne qui n’est peut-être pas à 100% à mon goût mais qui a le mérite de nous offrir beaucoup des sentiments et des émotions diverses.

*service presse

Citation,

« (…) L’écriture était indéniablement la sienne, quoiqu’elle n’eût jamais rédigé ces lignes. À bout de nerfs, elle céda à une crise de tremblements. Salvator s’expliqua, d’une voix posée :
« Comme je ne vous sentais pas en mesure de la rédiger vous-même, je me suis permis d’écrire cette lettre à votre place. Je n’ai rien inventé, ces mots sont les vôtres. » (…) »

3,75/5

Où le trouver :
Lien Fnac

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