Premières lignes #57

Bonjour, ravie de vous retrouver pour ce rendez-vous du dimanche : premières lignes, créé par Ma Lecturothèque. Cela permet ainsi de se faire une idée sur le livre que nous allons lire voire même de faire une belle découverte. Nous aimons beaucoup le principe.

Le concept est simple, chaque dimanche, il faut choisir un livre et en citer les premières lignes.


Le choix de Ludivine :

Prologue.

« J’ai ôté la brume qui te voilait les yeux afin que tu distingues les dieux des mortels. »

HOMÈRE, L’Iliade.

En descendant du bus, je fus assaillie par l’odeur de la fumée d’échappement et des ordures pourries. Mon estomac ne fit qu’un tour et je m’écartai sur la gauche pour éviter de marcher trop près des poubelles qui débordaient.Le hamburger à moitié mangé posé au sommet de l’une d’entre elles attira mon attention et mon instinct me poussa presque à m’en emparer pour le porter à ma bouche, mais je serrai les poings et poursuivis mon chemin. J’étais affamée, mais pas au point de faire les poubelles, du moins pas encore.Je poussai la porte de la gare routière et jetai un coup d’œil à l’intérieur à la recherche du guichet. J’avais besoin de renseignements sur ma destination.Au moins, dans le monde extérieur, tout est étiqueté. Lorsque ces paroles surgirent dans ma mémoire, je ressentis une brusque bouffée de chagrin. Je me redressai et entrai.

Je repérai le guichet et me frayai un chemin au milieu des voyageurs qui attendaient leur bus. Je croisai brièvement le regard d’un jeune homme qui portait un pantalon baggy et un sweat-shirt oversize. Il me lança un regard surpris, trottina dans ma direction et m’emboîta le pas.

— Salut, bébé. T’as l’air perdue. Je peux t’aider ? Je secouai la tête en inspirant l’étrange parfum qui émanait de lui ; une odeur de plantes amères. Je lui jetai un coup d’œil à la dérobée et remarquai que, vus de près, ses yeux étaient bordés de rouge et qu’il avait les paupières lourdes. Il me considéra de haut en bas. J’accélérai le pas. Je savais que j’avais l’air désespérée. Je l’étais. Effrayée, perdue, abattue par le chagrin et en proie à une angoisse indicible qui avait élu domicile sous la surface de ma peau. J’avais besoin d’aide. Je ne connaissais rien à ce monde, c’était au moins une chose dont j’étais certaine. Mais je n’étais pas naïve au point de croire que l’homme qui marchait à mes côtés allait pouvoir m’aider.


Chronique : Calder & Eden – Tome 1.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s