PREMIÈRES LIGNES #61

Bonjour, ravie de vous retrouver pour ce rendez-vous du dimanche : premières lignes, créé par Ma Lecturothèque. Cela permet ainsi de se faire une idée sur le livre que nous allons lire voire même de faire une belle découverte. Nous aimons beaucoup le principe.

Le concept est simple, chaque dimanche, il faut choisir un livre et en citer les premières lignes.


Le choix de Julie :

1

C’est bientôt l’heure. Un coup d’œil à ma montre le confirme. Je sors de ma voiture.

Préservé par la climatisation, je n’avais pas réalisé que l’air était déjà si chaud dehors. Inhabituel pour un mois d’avril. Mais pas exceptionnel non plus quand on habite le Sud. Et Marseille, question Sud, on peut difficilement faire mieux.

Je regrette presque de ne pas avoir pris une bouteille d’eau. Pas pour moi, mais pour celle que j’attends. Ça aurait pu être une bonne entrée en matière. Quoique. Elle pourrait aussi prendre peur et s’enfuir. On, autant m’en tenir à ma stratégie de base. Je prends place pour être sûr de ne pas la rater et j’attends patiemment.

Elle ne devrait pas tarder. L’avantage des femmes de routine.

Le lundi, elle travaille toute la journée et dans ce cas le rituel est toujours le même. Elle sort de l’institution où elle enseigne à midi dix. Elle a alors troqué sa jupe de tailleur pour une tenue de sport et des baskets. Ses cheveux bruns sont toujours regroupés dans une queue-de-cheval haute qui balance à chacun de ses pas jusqu’au milieu de son dos. En dessous, dans son petit sac, il y a, je le sais, une grande bouteille d’eau et une bien trop petite collation. Et c’est alors parti pour quarante-cinq minutes de jogging dans le parc voisin, casque sur les oreilles. Elle s’astreint à cette activité trois fois par semaine, depuis bientôt trois mois. Depuis qu’elle a repris le travail et qu’elle cherche par tous les moyens les plus sains à vider son esprit.

C’est drôle, elle n’était pas aussi sportive. Avant. Son corps était moins affûté. Elle était voluptueuse avec ses quelques rondeurs bien placées. Elle l’est toujours, mais son corps est plus tonique. Ça lui va bien. Je secoue la tête. C’est hors de propos ! Surtout avec la mission qui m’attend.


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