Chronique n°122: Les affamés, Bérénice Courrège.

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Résumé,

 » Une histoire du rock’n’roll parisien. C’est comme ça que Roméo aurait voulu que je résume nos frasques et nos errances nocturnes, tissées d’ivresse et de débauche. Bien sûr c’est cela. Mais c’est surtout l’histoire de nos vies entremêlées, sur fond de guitares saturées et d’ambition musicale, de cocktails mondains et de liberté.

Nous avions l’estomac creux et faim de tout, de rock, de sexe et de succès. J’avais faim de lui et lui de moi. « 

Ce qu’en pense Emy et Julie,

Tout d’abord nous tenons à remercier l’auteure de nous avoir partagé son livre.

Notre aventure commence avec deux personnes, Bérénice, musicienne et évitant la normalité, et Roméo, un guitariste, homme aux paroles profondes et philosophiques par moment, et surtout qui refuse de vivre une vie normale. Deux êtres qui au fond sont totalement identiques et qui s’amusent constamment refusant de vivre la normalité et préférant voir la vie comme un jeu. Et c’est à celui qui jouera le mieux. Il y a un lien particulier entre les héros, Roméo et Bérénice, c’est  » à la vie, à la mort » comme on dit.
Bérénice comme Roméo sont le parfait exemple des personnes qui se révoltent autant contre la société que contre leur métier de musicien. Le récit évoque le réalisme de certains sujets du métier de la musique, de la société, de la vie. On apprécie donc les suivre car ils nous permettent de sortir de notre quotidien.

Julie : On a un duo de choc, assez différent du reste du monde. Mais c’est ce qui fait qu’on a envie de les suivre. Le fait qu’ils fassent ce qu’ils aiment et qu’ils vivent simplement. Ils prônent une certaine liberté et on aurait presque envie de faire pareil. (et je dois avouer que je les comprends plutôt bien.)

Emy : J’ai eu un peu de mal au début de ma lecture à cerner les personnages, mais je me suis rendue compte au fur et à mesure de ma lecture que je ne les comprenais que trop bien. 

Il y a beaucoup de personnages secondaires, donc on peut s’y perdre. Par moment ça part un peu dans tout les sens et on ne sait plus qui est avec qui. Cependant, au fil des pages on se perds moins et on adhère avec tout les personnages. Chacun a sa place dans l’histoire.

Emy : Je me suis laissée surprendre au fil des pages, me plongeant et dévorant les pages les unes après les autres sans jamais lever la tête une seule seconde. J’ai été happé dans cette histoire sans pouvoir m’arrêter. On se plonge dans une quête de la liberté dans une société aux mœurs fermés où la différence effraie.

Julie : Ce livre m’a rappelé comme la société d’aujourd’hui est fermée. Être différent, être soi-même et avoir la liberté d’être et de faire est tellement difficile à avoir aujourd’hui que cela rend ce livre encore plus réel.

Le style de l’auteure est surprenant, et complexe mais il est vivant, puissant. Le récit exprime une sorte de légèreté mais en même temps une gravité assez forte qui nous émois. On a deux points de vue durant le récit, un coup Bérénice puis un autre Roméo.

Emy : J’ai eu d’ailleurs plusieurs fois l’impression de lire comme des lettres qu’ils se seraient envoyés entre eux.

Par contre, nous aurions peut-être aimé avoir un peu plus dialogues par moment..

Julie : J’ai beaucoup aimé l’écriture de l’auteure. Les mots sont bien placés et bien choisi et les phrases ont toutes leurs places sans exception.

Petite déception sur la fin, où nous attendions plus de précision ou un petit autre chose sur les personnages. Que se passe-il pour eux ? Est-ce que leur relation va rester comme ça ? Quelques questions qui peuvent déstabilisées à la fin. (mais ce n’est pas un point très important et cela ne gâche en rien la lecture.)

Ce récit nous fait ressentir énormément d’émotions. On fait face à un récit mature, vivant, intense, avec une force dans le sens et dans les phrases. C’est un livre percutant, fort et finalement très touchant. Quand on approche de la fin, c’est assez poignant, surtout pour nous qui avons vécu les attentats.

Nous avons donc aimé découvrir le livre de Bérénice Courrège mais nous pensons qu’il faut lire ce livre avec une certaine maturité et une certaine ouverture d’esprit.
Nous ne nous sommes absolument pas ennuyée pendant notre lecture, bien au contraire.

La leçon que l’on peut retenir de cette histoire est qu’il faut vivre, ne pas cesser de vivre. S’amuser quoi qu’il arriver. Il faut conserver une insouciance ! Vivre à l’état pur ! Ne pensez pas à ce que pensent les autres de vous, vivez comme vous êtes

4,75/5

 

Nos citations :  

« Charlotte, c’est pareil : c’est une survivante de la normalité dans notre dinguerie. »

« Il n’y a plus de musique, plus de concerts, plus de travail, plus rien. Le soleil se lève sur un samedi où l’on commence à entrevoir l’ampleur du carnage. »

« Nous fuyons la vie en la vivant vite. Nous fuyons notre présent et hypothéquons un futur auquel on refuse de penser. »

Où le trouver ?
Lien Amazon

5 réflexions sur “Chronique n°122: Les affamés, Bérénice Courrège.

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