PREMIÈRES LIGNES #100

Bonjour, ravie de vous retrouver pour ce rendez-vous du dimanche : premières lignes, créé par Ma Lecturothèque. Cela permet ainsi de se faire une idée sur le livre que nous allons lire voire même de faire une belle découverte. Nous aimons beaucoup le principe.

Le concept est simple, chaque dimanche, il faut choisir un livre et en citer les premières lignes.


Le choix de Emy :

Prologue

Je me souviens encore du jour où nous avons enterré Papa. De cet après-midi-là, je me remémore les pleurs du ciel et du soleil endeuillant la perte de cet homme merveilleux. Pour être honnête, la température s’accordait parfaitement à la douleur qui nous rongeait de l’intérieur, ma mère et moi.
Je me souviens du départ de Roxanne, ma meilleure amie. C’était le dix-neuf juin, la semaine suivant son anniversaire. Nous avions tout juste eu le temps de fêter ses vingt-et-un ans avant qu’elle ne prenne l’avion et disparaisse à plus de mille cinq cent cinquante kilomètres de son foyer… et du mien.
Je me souviens de ma première peine d’amour. Lorsque Jake m’a laissé tomber deux heures après la cérémonie de remise du diplôme, car il ne sentait plus les « petits papillons » lui tordre l’estomac. Entre vous et moi, je sais que ce n’est pas la véritable raison. En réalité, il prenait son envol vers sa seconde vie universitaire pour son master, à Washington. Il voulait se saouler dans les fêtes, rencontrer de belles étudiantes dans des fraternités aussi louches les unes que les autres et s’éloigner de son premier amour encore plus barbant qu’un bouquin de Baudelaire.

Je me souviens de tout cela, mais vous savez quoi ?
Je suis heureuse, car ces épreuves ont façonné la femme que je suis aujourd’hui.
Et il y a une chose dont je suis certaine : même si Jake n’est plus là, même si Roxanne est loin, cette année sera la meilleure de ma vie. J’ai fait le choix de prendre mon envol, moi aussi. De faire ce qu’il me plaît durant trois cent soixante-cinq jours, et de profiter à fond de ma nouvelle villa de rêve. Ce n’est pas tous les jours que ma mère se remarie à un homme aussi riche que merveilleux. Promis, il est réellement gentil, du fond du cœur. Pas de complot, cette fois. Stefen représente l’être parfait pour elle. Il ne peut remplacer mon père, certes, mais il agit comme tel. Et je l’adore pour cela.
Toutefois, il y a une ombre au tableau. Il fallait s’en douter, sinon ça ne serait pas drôle, n’est-ce pas ? La réalité n’est jamais toute blanche ni équitable. Le seul pouvoir que nous détenons sur notre quotidien, c’est la façon dont nous affrontons une situation critique. Moi, je suis Lizie l’optimiste.


Ma chronique : A jamais plus de cinq cents mètres, #1, Jessica Hailey.

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