PREMIÈRES LIGNES #141

Bonjour, ravie de vous retrouver pour ce rendez-vous du dimanche : premières lignes, créé par Ma Lecturothèque. Cela permet ainsi de se faire une idée sur le livre que nous allons lire voire même de faire une belle découverte. Nous aimons beaucoup le principe.

Le concept est simple, chaque dimanche, il faut choisir un livre et en citer les premières lignes.


Le choix de EMY :

Prologue

Des vagues sournoises encerclaient le navire.


L’oscillation des flots était telle que beaucoup de passagers s’étaient réfugiés dans les salons du ferry pour y dénicher du réconfort. On y servait des Martinis et des beignets aux crevettes. Un orchestre de pop-rock tentait de distiller le calme et la bonne humeur à bord. Au-dehors se poursuivaient les ellipses marines.

Lily se trouvait sur le pont supérieur, à proximité de l’imposante cheminée du bateau qui crachait ses cendres. Les embruns lui caressaient délicatement le visage. Ses yeux ardents fixaient l’horizon. Non loin d’elle, un matelot était allongé sur un banc. Il somnolait, indifférent au raffut du moteur. Lily, quant à elle, convoitait l’océan du regard. Elle n’avait jamais eu le mal de mer. Petite, il lui arrivait fréquemment de prendre le large avec ses parents.
Ensemble, ils s’engageaient sur des voiliers depuis le port de Byblos et s’en allaient fendre les vagues. Ces souvenirs étaient cafouilleux, désordonnés. Mais ils l’avaient empreinte d’une certaine appétence pour les voyages en mer.

Adossée au bastingage, Lily contemplait la perpétuelle ondulation de l’océan, tentant de noter dans une catalepsie vaine et sublime, l’infinité de détails qui s’offrait à elle. Chaque goutte d’eau, chaque frémissement marin, chaque larme d’écume qui se présentait à son regard semblait avoir une signification, une existence propre qu’il convenait d’observer et d’apprécier sans y porter de jugement hâtif. Les roulements marins se succédaient et n’avaient de cesse que de happer son attention, l’entraînant dans un abîme introspectif.

Au loin, la magie d’un coucher de soleil embrasait l’horizon.


Chronique : La délicatesse des rêves, Amaury Dreher.

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