PREMIÈRES LIGNES #164

Bonjour, ravie de vous retrouver pour ce rendez-vous du dimanche : premières lignes, créé par Ma Lecturothèque. Cela permet ainsi de se faire une idée sur le livre que nous allons lire voire même de faire une belle découverte. Nous aimons beaucoup le principe.

Le concept est simple, chaque dimanche, il faut choisir un livre et en citer les premières lignes.


Le choix de EMY :

Chapitre 1

Lucie

Je réajuste le col de ma veste, lisse ma chemise en soie. Extérieurement, je gère. Intérieurement, c’est un joyeux bordel.J’ai devant moi des spécimens qui pèsent plus lourd que tous nos comptes en banque réunis. Je n’ai pas le droit de faire une présentation moyenne. Dans mon domaine, l’excellence n’est pas un but à atteindre, c’est une condition. Et pour convaincre un auditoire exigeant, tout se joue dans les premières minutes.
    Garde le contrôle Lucie, suscite leur intérêt et surtout, ne fais pas d’erreur en cours de route !
    Je garde mon objectif bien en tête. Je suis ici pour une chose bien précise  : leur faire signer l’avenant qui financera nos projets de déploiement. Une deuxième levée de fonds qui nous donnera le coup de boost nécessaire et indispensable.
    Pour ça, je dois gagner leur confiance. Et en affaires comme en privé, c’est une question délicate. Si la confiance peut se perdre en une fraction de seconde sur un simple malentendu, en revanche, elle se gagne sur la longueur. Elle se prouve et s’entretient. Avec des résultats certes, des projections, des datas… Mais pas seulement. Et loin de là.
    J’ai toujours été une grande intuitive, j’ai appris à manipuler les chiffres pour leur faire dire à peu près ce que je veux. Mais l’exercice le plus difficile, c’est la touche personnelle. Celle qui donne à votre projet ce je-ne-sais-quoi que les autres n’ont pas. Et comme Ella, tout le monde ne l’a pas. Les investisseurs parient sur des hommes et des femmes, sur des individus visionnaires, sur le potentiel de ceux qui portent le projet. Pas sur des données entrées dans un tableur.
    Avec eux, on signe un deal, un pacte. On s’engage. Et certains ont bien raison d’y voir une symbolique démoniaque. Parce qu’en réalité, ce n’est pas avec le sang qu’on se noue à ceux qui détiennent le capital, mais avec les tripes.


Chronique : Le bonheur était là, Claire Zamora.

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