PREMIÈRES LIGNES #197

Bonjour, ravie de vous retrouver pour ce rendez-vous du dimanche : premières lignes, créé par Ma Lecturothèque. Cela permet ainsi de se faire une idée sur le livre que nous allons lire voire même de faire une belle découverte. Nous aimons beaucoup le principe.

Le concept est simple, chaque dimanche, il faut choisir un livre et en citer les premières lignes.


Le choix de JULIE :

LE LAVOIR DE PUTANGES

Le matin, c’étaient les chants qui leur donnaient le courage de descendre jusqu’aux lavoirs leurs lourds paniers chargés de linge mouillé, de s’agenouiller sur la pierre gelée quand l’hiver venait mordre leur chair offerte aux vents violents du nord-est, à l’eau glacée de l’Orne, et de frotter pendant des heures les vêtements qu’on leur avait confiés.

Elles n’étaient pas seules les lavandières.

C’était pour toutes, l’occasion d’échanger les maux de leur village. Les lavoirs se succédant sur les bords de l’Orne à Putanges, les nouvelles éclataient comme les bulles de savon qu’elles laissaient s’égailler au fil de l’eau.

Aux lavoirs, elles y avaient leur place, attitrée.

Elles remonteraient les informations qu’elles seules sauraient entendre et rapporter. Elles étaient la parole vivante.

Elles étaient le lien, entre tous.

Aussi quand Isabelle s’effondra sur sa planche, tout ce petit monde féminin s’émut.


CHRONIQUE : AU FIL DE L’ORNE, MARIANNICK MAUPIN.

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