PREMIÈRES LIGNES #106

Bonjour, ravie de vous retrouver pour ce rendez-vous du dimanche : premières lignes, créé par Ma Lecturothèque. Cela permet ainsi de se faire une idée sur le livre que nous allons lire voire même de faire une belle découverte. Nous aimons beaucoup le principe.

Le concept est simple, chaque dimanche, il faut choisir un livre et en citer les premières lignes.


Le choix de Emy :

Prologue

Haze
Dix-huit mois plus tôt
 
— Ne me dis pas que tu vas encore partir je ne sais où, à la chasse aux chimères ? me demande-t-elle.
Chloé est ma meilleure amie depuis cinq ans. Je l’ai rencontrée alors qu’elle n’avait que dix-huit ans, un bac avec félicitations passé quatre ans auparavant et un bagage universitaire déjà bien rempli. Une foutue intello. Hyperactive, elle enchaînait les cursus à une vitesse folle. Un véritable génie, mais aussi un électron libre que les professeurs avaient de plus en plus de mal à canaliser. Chloé avait donc choisi de quitter la France pour les États-Unis. Elle pensait y trouver des facs plus arrangeantes, des stages plus instructifs et innovants.
C’est comme ça que l’on s’est rencontrées. Dans l’avion. Elle, nerveuse, survoltée et frétillante sur son siège. Moi, taciturne, silencieuse, me demandant encore pourquoi j’avais accepté d’aller remplacer mon père à l’inauguration de ses nouveaux bureaux new-yorkais. Elle a passé tout le vol à me raconter sa vie, son œuvre, une autobiographie bien trop longue et exhaustive. Je ne sais toujours pas ce qui m’a rendue si patiente. Enfin, si. Sans doute cela avait-il un rapport avec le fait que je n’avais pas décuvé de la veille. J’ai vite compris que sa diarrhée verbale était symptomatique de son stress. Et finalement, je la trouvais plutôt divertissante. En arrivant à JFK, elle avait l’air aussi à l’aise qu’un faisan dans une onglerie. Elle cherchait les taxis pour aller « dans un petit hôtel cosmopolite où l’on croise voyageurs comme New-Yorkais à toute heure du jour et de la nuit », selon un commentaire de TripAdvisor. Traduction : un coupe-gorge rempli de putes sans papiers. Qui l’aurait laissée partir ? Elle avait besoin de protection. Je n’avais pas pu résister, je lui avais proposé de rester avec moi jusqu’à ce qu’elle trouve un petit appart. On ne s’est plus vraiment quittées depuis..


Chronique : Tonnerre, tome 1 : Lunisia, Loïs Smes.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s