PREMIÈRES LIGNES #123

Bonjour, ravie de vous retrouver pour ce rendez-vous du dimanche : premières lignes, créé par Ma Lecturothèque. Cela permet ainsi de se faire une idée sur le livre que nous allons lire voire même de faire une belle découverte. Nous aimons beaucoup le principe.

Le concept est simple, chaque dimanche, il faut choisir un livre et en citer les premières lignes.


Le choix de Emy:

CHAPITRE 1


Il y avait un démon au McDo.
Et il avait une énorme faim de Big Mac.
Le plus souvent, j’adorais mon boulot après les cours. Marquer les sans-âmes et les damnés me faisait totalement kiffer. Je m’étais même fixé des quotas pour ne pas risquer de m’en lasser, mais ce soir, c’était différent.
J’avais le plan de mon devoir de littérature à rédiger.
— Tu vas manger tes frites ? me demanda Sam en piochant dans mon plateau.
Ses cheveux châtains ondulés retombaient en vagues sur ses lunettes cerclées d’acier.
— Merci, ajouta-t-il sans attendre ma réponse.
— Ne touche surtout pas à son thé glacé.
Stacey donna une tape sur la main de Sam et plusieurs frites atterrirent par terre.
— Ou tu pourrais perdre ton bras.
Je cessai de battre du pied, sans quitter ma cible des yeux. Je ne savais pas ce que les démons trouvaient à l’enseigne aux arches d’or, mais les McDo avaient une cote d’enfer.
— Ah ah.
— Qui est-ce que tu mates comme ça, Layla ?
Stacey se retourna sur son siège, balayant la salle du regard.
— Un beau gosse ? Si c’est le cas, tu ferais mieux… Oh. Waouh. Qui ose encore porter ce genre de fringues en public ?
— Quoi ?
Sam se retourna aussi.
— T’abuses, Stacey. On s’en fout. Tout le monde ne s’habille pas comme toi en Prada dégriffé.
À leurs yeux, le démon avait l’apparence d’une femme entre deux âges aux goûts de chiottes. Ses cheveux ternes étaient retenus par un de ces clips ringards en forme de papillon violet. Elle portait un pantalon de survêtement vert en velours lisse et des baskets roses, mais c’était surtout son pull qui piquait les yeux avec son basset marron au regard triste tricoté en relief sur la poitrine. Pourtant, en dépit de son aspect has been, cette femme n’était pas humaine.
Mais je ne pouvais rien dire.


Chronique : The dark elements, tome 1 : Amour Brûlant, Jennifer L. Armentrout.

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