PREMIÈRES LIGNES #178

Bonjour, ravie de vous retrouver pour ce rendez-vous du dimanche : premières lignes, créé par Ma Lecturothèque. Cela permet ainsi de se faire une idée sur le livre que nous allons lire voire même de faire une belle découverte. Nous aimons beaucoup le principe.

Le concept est simple, chaque dimanche, il faut choisir un livre et en citer les premières lignes.


Le choix de EMY :

1

Skyler

Chaque respiration est un supplice. L’attente, insupportable. L’espace d’un instant, l’homme semble être enfin délivré de son mal, mais au dernier moment, il inspire une longue goulée d’air, comme s’il se noyait.
Skyler garde un œil attentif sur les signes vitaux irréguliers de son patient.
Les Fées s’acharnent sur leur victime cette fois-ci. Elles sont imprévisibles, mais surtout sournoises. À ce stade-ci, elles le raviront une fois pour toutes, en le laissant pénétrer dans leur royaume invisible. C’est un aller simple. D’abord, elles font rêver d’un monde où tout est possible, où le Déluge ne s’est jamais produit. Les visites se font un peu plus longues chaque fois, la séparation avec la réalité davantage difficile. Puis, la descente aux enfers commence.
Se laisser tenter n’a rien de honteux. Skyler aussi voudrait une seconde chance.
Mais les Fées n’existent pas, évidemment.
L’odeur de solvant qui émane du patient donne le signal pour préparer la procédure. Tout doit être prêt avant qu’il ne passe de l’autre côté. C’est un échange qui se fait rapidement, à peine quelques minutes. Chaque instant compte.
Skyler s’éloigne momentanément pour aller chercher ce dont il a besoin pour la suite. Il se fraie un chemin parmi les caisses de médicaments – surtout des antidouleurs – vers le fond de la salle circulaire où se trouve une armoire, un peu en retrait. Il retient son souffle et tire le grand tiroir dont le métal usé frotte par à-coups, comme s’il se lamentait. Une douzaine de sphères restantes reposent sur leur coussinet, endormies, dans l’attente d’un hôte. Celles qui manquent sont déjà pleines de vie. Skyler prend note qu’il devra aller se réapprovisionner bientôt dans l’entrepôt du centre de soins.
La douce fraîcheur du verre transparent sur sa paume le fait sourire. C’est une victoire qui changera le cours de l’Histoire. Les résultats tangibles prendront encore du temps, mais l’accomplissement est là.


CHRONIQUE : AMARANTE, DAVID M. SNOW.

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