Chronique : Outsphere, Guy-Roger Duvert.

Auto-édition
317 pages
Date de sortie : 2 mai 2019

Résumé :

Si l’on nous donnait une nouvelle chance, qu’en ferions-nous?

Après avoir quitté une Terre mourante du fait des erreurs de nos sociétés, l’Arche, premier vaisseau à coloniser une exoplanète, arrive au bout d’un long voyage de 80 ans. Les colons sortent de leurs caissons cryogéniques et découvrent ce qui doit devenir un nouveau commencement pour l’humanité. Une nouvelle planète, un monde principalement végétal baptisé Eden.

Les surprises se cumulent vite : la surface abrite une espèce primitive mais intelligente, des ruines prouvent l’existence de civilisations passées avancées, le système climatique obéit à des règles très particulières. Mais malgré tout cela, la colonisation commence de manière somme toute très classique, avec les traditionnelles oppositions entre militaires, scientifiques, civils.

Mais tout change avec l’arrivée d’un nouveau joueur : un second vaisseau spatial arrive, quelques mois seulement après l’Arche. A son bord, des Terriens partis 60 ans plus tard, bénéficiant d’une technologie plus avancée, et eux même fortement modifiés génétiquement. Capables de se synchroniser et de communiquer télépathiquement entre eux, ils sont devenus une espèce fondamentalement collectiviste, que tout oppose aux traditionnels Terriens individualistes de l’Arche.

Les deux peuples essaient dans un premier temps de cohabiter et d’apprendre les uns des autres, mais les obstacles rencontrés, le passé de la planète qui s’avère beaucoup plus riche et mystérieux que prévu, vont rapidement augmenter les tensions. Eden représente-t-il un nouvel espoir, ou au contraire la fin d’une civilisation?

L’avis de Emy :

Alors que la Terre est à l’agonie, les terriens vont voyager vers une nouvelle planète avec le vaisseau l’Arche. Durant 80 ans, ils sont restés dans leur capsule de cryogénisation, jusqu’à arriver à l’Eden, cette exoplanète qui doit être un nouveau commencement pour eux. Sauf que cette planète est déjà habitée par un espèce primitive et aux capacités technologiques nettement développées. Mais tout ne se passe pas comme prévu, alors qu’ils avaient prévu de coloniser la planète, ils doivent non seulement cohabiter avec cette espère déjà présente, mais aussi avec des autres colons génétiquement modifiés qui sont partis 60 ans après eux. La différence entre chacun se fait sentir. Ils vont tenter de s’entendre, d’apprendre l’un des autres, sauf que des tensions vont naître peu à peu.

Je l’avoue, j’ai eu du mal à rentrer dans la lecture. Peut⁻être est-ce à cause des nombreux personnages ? Aucune idée. En tout cas, une fois lancée et avancée dans la lecture, j’ai été prise dans l’intrigue que nous réservait l’auteur.

L’intrigue est vraiment prenante avec toute une complexité et une pression constante. Le rythme se dynamise de plus en plus au fil des pages. Nous sommes littéralement emporté dans ce roman. En dehors de l’intrigue principale, nous avons de petites intrigues tout autour qui parsèment et qui apportent beaucoup au roman. On a aussi plusieurs points de vue qui nous permettent d’avoir une vision presque unique pour analyser de plusieurs manières.

Même si ce n’est pas mon livre préféré de l’autre, qui reste Virtual Revolution : 2046, que j’ai adoré, Outsphere est tout de même un bon roman qui amène sur le tapis des réflexions assez poussées et assez fortes sur les conditions de l’humanité, les différences entre différentes civilisations, l’individualisme et le collectivisme qui sont aussi mis en avant entre les terriens et les terriens génétiquement modifiés, mais aussi les oppositions entre les scientifiques, les militaires et les civils. Le sujet des comportements humains est au cœur du récit. On s’interroge, on réfléchi, on peut aussi prendre conscience de certains éléments.

Beaucoup de romans de science-fiction exploitent ces sujets et j’en ai lu certains qui sont biens mais qui n’ont pas cette petite touche qui fait qu’ils se démarquent. L’auteur, ici, réussit à se démarquer et à nous livrer un bon premier tome. Au travers cet univers, il nous transporte sur la planète qu’est l’Eden aussi différente et proche de ce que l’on peut connaître.

Comme je l’ai dit, il y a de nombreux personnages que l’on découvre durant notre lecture. Tous, sont mis en avant, aucun n’est laissé sur le bas-côté. Le fait que chaque personnage soit unique et travaillé à sa manière, amène de la profondeur et insiste sur le côté « complexe » du récit. Et c’est très sympathique !

En sommes, une bonne lecture avec un univers où les personnages nous emmènent avec eux dans cette aventure et où nous sommes pris dans les intrigues ! Oh, et la couverture du livre, j’en suis fan aha !

Merci à l’auteur pour l’envoi de ce service presse via Simplement Pro.

Citation :

« Mutia avait entendu plusieurs savants avancer la théorie selon laquelle la faune en zone muette était très distincte. L’hypothèse était qu’un lien s’était tissé entre les conditions magnétiques et la faune. Le côté positif étant que, selon cette théorie, les bêtes de ces secteurs n’allaient pas d’elles-mêmes en aires dégagées, car les perturbations magnétiques représentaient un besoin pour elles. Manquant de spécimens à examiner, les savants n’avaient pas pu pousser la réflexion plus loin. S’ils avaient raison, cela voulait dire que quelque chose avait poussé tous ces ptérodactyles hors de leur habitat naturel. »

4/5

Où le trouver :

Amazon

Mes chroniques sur les autres romans de Guy-Roger Duvert :

ESCHATON

VIRTUAL REVOLUTION 2046

BACKUP

L’ADIEU À CAMILLE

L’APPEL D’AM-HEH

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